Le fond des cartons

cartonsMal au coeur d’abandonner tous ces précieux mots, commentaires déposés sur l’ancien blog. Mais tant de libertés ici. Avant, après, les contres, les pour, les moins, les plus … Les voici, ces mots qui me touchent toujours beaucoup :

  • Robert voudrait mourir …

    « Je ne connaissais pas l’histoire d’Hugo Claus, mais j’aurais tendance à croire – de manière très instinctive – que s’il a pris sa décision si tôt, il l’aurait prise également sous forme de suicide si l’euthanasie n’avait pas été légale. Peut-être que je me trompe : mon avis n’est pas réellement tranché et ça me parait bien. Selon moi, les écueils se trouvent dans un grand Oui, ou un grand Non comme réponse à la mort médicalement assistée : c’est une question trop dangereuse pour se montrer catégorique. Par contre, il me semblerait important de mobiliser des personnes – thérapeutes, régulateurs, psychologues – autour de tables rondes pour discuter de chaque cas de patient qui poserait la question de l’euthanasie. Cela implique qu’elle soit un minimum reconnue, pour être encadrée de manière maximale, au sens où ça ne devrait pas être la décision d’une équipe, donc d’un médecin (au final, c’est souvent lui qui a le dernier mot et qui porte le plus de responsabilité), mais le fruit de partages entre personnes impliquées de près ou de (très) loin dans la prise en charge du patient. C’est l’ouverture du débat qui importe, et surtout, de ne jamais le refermer : c’est là où l’on deviendra potentiellement dangereux.
    Au passage, j’ai plaisir à lire tes articles, qui sont bien écrits sans trop de véhémence. Mais tu as raison de nous secouer un peu pour qu’on se décide à commenter, nous, feignants internautes de passage. »
    Monoblogue

    « Merci pour ta franchise. Pour la clarté de ta parole. Pour avoir persévéré quand un professeur a tenté de te dissuader. Merci pour tout ce que j’ai lu, et ce que je n’ai pas encore lu. »
    Vio

  • Caprice

    « Tu as bien fait. Tes réflexions sont intéressantes et très bien écrites. Bravo. Pour ta démarche, pour ce que tu relates de ta vie. »
    Vio

    « Bonjour,
    Tombé sur le blog par hasard, je te félicite pour ta détermination et ton discernement sur tes capacités à réussir! Belle plume… un prof de lettres »
    Greg

  • Stage d’initiation aux soins infirmiers : Chapitre II – Que je t’aime, empathie, que je te haïs !

    « Woua woua woua. Je ne peux m’empêcher de continuer à te dire : continue à respirer avec ton coeur et à écrire aussi bien, aussi précisément »
    Vio

  • Comment réussir la PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé, dite aussi PAES) ?

    « Je viens de découvrir ton blog par un commentaire que tu as laissé chez Ten0fiv, et j’ai passé la soirée à lire tes archives. J’aime beaucoup ton style autant que les questions que tu soulèves. Je te mets dans mes favoris et attendrai avec impatience tes prochains articles. »
    Lazuli66

    «J’ai lu il n’y a pas longtemps sur un forum un espèce de débat sur le profil scientifique/littéraire en médecine. C’était vachement intéressant.
    Je me demande lequel des deux profils est un avantage dans ces études ?
    Je suis en P2 également, et c’est marrant car quand il s’agit d’avoir un raisonnement scientifique je me sens mal à l’aise.
    En fait, je pense que le monde de la littérature est plus accessible: il suffit de lire des livres, d’aller au cinéma, voire de dessiner… Le domaine de la science est beaucoup plus compliqué à comprendre, on aura toujours besoin de quelqu’un pour nous l’expliquer. Je crois que mon malaise vient de là: quand je lis mes cours je sais qu’il n’y a qu’une seule façon de l’aborder. Quand j’ouvre un livre, je me sens plus en confiance, je sais que je ne peux pas me tromper, je comprend les choses « à ma manière ». Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire (?).
    J’avais lu quelqu’un qui disait un truc comme ça: « Mieux vaut être un littéraire, car avec du travail tu peux t’en sortir en science. Mais un scientifique, lui, même avec du travail, ne peut pas se forger une âme de littéraire ». Ca m’a laissée perplexe. Je me demande quel chemin est le plus difficile ? Littéraire -> Science ? Science -> Littéraire ?
    En ce qui concerne les profs de lycée, ils tiennent tous le même discours… Perso, j’étais tellement motivée que la parole des profs m’importait assez peu, j’en étais même agacée. Par contre, j’ai des amis qui ont peu de confiance en leur « intellect », ils étaient élèves moyens, et les avis des profs ont eu beaucoup d’impact sur eux. L’effet était d’autant plus amplifié que les amis dont je parle viennent d’un milieu peu éduqué, et ils ont donc placé une grande importance à la parole des profs ( plus âgés, plus « sages », plus éduqués que les parents, etc…).
    Voilà, j’espère que je ne suis pas trop confuse dans ce que j’ai écrit. Ce serait génial si tu pouvais me donner ton point de vue !
    A bientôt 🙂 »
    Made

  • Stage d’initiation aux soins infirmiers : Chapitre XIII – Dernières heures avant d’autres

    « Lire cet article me rappelle le bonheur que j’avais de ma place de stagiaire, de pouvoir m’attarder, « attendre l’autre », comme tu le dis. Les peurs, les angoisses des patients, auxquelles on ne peut plus prêter attention faute de temps, une fois diplômé. C’est d’ailleurs pour ça, essentiellement, que je ne travaille pas en MCO – dans la plupart des services, notre rôle se cantonne aux soins « techniques » et c’est bien dommage. Ceci dit, le service que tu décris a l’air de sortir de l’ordinaire, et tant mieux ! »
    Monoblogue

  • Le pouvoir des promesses

    « J’aime beaucoup ton blog, en particulier cet article, qui me rappelle pas mal de choses…
    Un néo P2 😉 »
    Néo

  • « Je n’en peux plus … »

    « Chouette article, tu écris bien et ça se lit tout seul.
    Je me souviens d’un cours que j’avais eu – l’intervenant était un « grand ponte » d’une médecine dont j’ai oublié la spécialité – où l’on parlait de l’annonce de diagnostic, et, au delà de ça, de la parole du médecin face au malade. Ce qui en ressortait et qui était très frappant, c’était que le patient était (très souvent) déjà presque abasourdi par la présence du médecin en face de lui (celui qui sait, celui qui peut, comme tu le décris). Cela étant, non seulement il ne retenait/comprenait quasiment rien de ce que le médecin pouvait dire (et pas seulement du fait des termes techniques), mais en plus il n’arrivait pas à poser ses questions sur le moment.
    Et c’était un cours dispensé pour nous, étudiants infirmiers, car il concluait que c’était bien souvent dans l’après-coup que ça se passait : c’était souvent les infirmières qui étaient par la suite questionnées, ou à qui le patient se confiait, demandait des explications, les mêmes qu’il avait déjà entendues sans vraiment les entendre.
    Plus tard, en stage, j’avais constaté que souvent, pour en arriver à ce que le patient « ose » questionner, ou parler de ses ressentis, il fallait « perdre » quelques minutes quotidiennes, s’attarder, faire fonction de présence, sans que ce soit pendant un soin (même si ces derniers constituent un précieux alibi).
    Bref, je ne sais pas si je m’exprime bien, mais ce que tu écris là me semble précieux, en tout cas la manière dont je t’ai lu fait ressortir ceci : même avec le savoir (que tu acquerras sans nul doute), avec le pouvoir de faire quelque chose de concret pour le patient (ne serai-ce que lui dire ce qu’il a), il y a cet « à côté », cette présence qui peut amener un peu de lien, et donc un peu de mieux-être, malgré tout.
    Enfin, c’est une vaste affaire dans laquelle entre évidemment en compte le lien resserré et complexe corps-psyché ; et je vais m’arrêter là pour que mon commentaire reste lisible… »
    « Effectivement, le manque de temps et aussi – dans beaucoup de services – le fait qu’on pare sans cesse au plus urgent ne facilitent pas la rencontre avec le patient en toute sérénité. Les médecins (comme les infirmières d’ailleurs) ne sont pas pressés parce qu’ils ont envie de l’être.
    Il y a des causes multiples à tout dysfonctionnement, mais il est plus intéressant d’y réfléchir de manière ciblée (« ce qu’il se passe là où je travaille »), car il y a souvent de lègères mais importantes nuances dans les fonctionnements et dynamiques des services.
    En tout cas, je sais que c’est pour ça que j’écris. Pour comprendre ce qu’il se passe où je travaille. Comprendre de ma place à moi ce qui ne dépend pas entièrement de moi. Et pouvoir ainsi agir sur les conséquences… 🙂 »
    Monoblogue

    « Les médecins nous en avons besoin pour leur savoir, pour leur médecine, mais il est vrai que le lien relationnel avec le soignant a aussi son pouvoir guérisseur. Je ne vois pas le jour où les médecins auront ce temps par contre. Comme thérapeute en relation d’aide je sais que mon travail au privé aide les patients dans leur vécu face à la maladie, mais tous n’ont pas la couverture d’assurance pour s’offrir un soutien thérapeutique et une relation d’aide psychologique. Les clsc sont débordés. Je ne suis pas dans vos milieux de travail, mais c’est probablement en vous impliquant dans vos mileux respectifs pour agir sur les conséquences et en apprenant à mettre nos ressources complémentaires au service des malades par le biais de références systématiques que nous pourrons améliorer les choses tranquillement.
    humblement avec vous ! »
    MadameLB

  • Stage d’initiation aux soins infirmiers : Chapitre VIII – Ces instants peu prolixes

    « C’est un plaisir de te suivre. Nouvelle blogueuse en herbe, j’en finis plus d’apprendre comment utiliser un blog. Mais je cherchais des bloggeurs bloggeuses de Montréal ou du moins du Québec, avec des sujets sur la santé.. tu es le premier qui me rejoint et que je mets dans mes favoris. Merci! »
    MadameLB

  • Premier bloc opératoire : la bilirubine est à l’honneur !

    « touchant d’entendre un futur médecin nous partager, non pas seulement ses connaissances médicales, mais ce qu’il vit derrière les gestes. On peut enfin voir l’homme avec un coeur, une sensibilité et des angoisses.. Merci de nous partager tout cela. De plus, votre talent pour l’écriture fait que vos textes me touchent beaucoup. »
    MadameLB

  • Premier interrogatoire : la promesse de la persévérance …

    « Très bel article ! Ça t’a donc surpris de voir un superchef aimable et enclin à prendre du temps pour les étudiants ? C’est à se demander où est la magouille là dedans :p
    En tout cas, je trouve très bien ces stages en L2, ça permet de voir autre chose que la théorie pure et des polycopiés….On n’a malheureusement pas ce système dans ma fac, ça me rend dingue parfois tous ces cours remplis de concepts barbares !
    A quel rythme sont ces stages ? Et combien de temps passes-tu dans le service ?
    J’espère que ça peut t’aider à apprendre la sémio; car chez nous avec les cours magistraux seuls, c’est assez difficile d’apprendre efficacement. »
    Made

  • L’épopée de la Blouse

    « On se situe uniquement du point de vue des connaissances, alors ouais les médecins médiocres tuent les gens. Mais heureusement tu as encore beaucoup de temps devant toi pour apprendre et t’améliorer ! Pour apprendre dans de bonnes conditions il faut être tolérant avec soi même les premières fois ^^
    Bon Courage ! »
    « « Mais même au-delà de ça, vous devez travailler, et savoir. Sinon, vous deviendrez des médecins médiocres. Et les médecins médiocres, ils tuent des gens. »
    Au fait, tu devrais regarder ça: http://www.ted.com/talks/lang/fr/brian_goldman_doctors_make_mistakes_can_we_talk_about_that.html
    Je retire ce que j’ai dit précédemment, j’ai parlé trop vite…
    Bon WE ! »
    Made

  • A l’hôpital, il y a …

    « Je te souhaite de garder toujours cette humanité qui sera précieuse pour tes patients. »
    Lazuli66

    « Je découvre votre blog et je suis complètement d’accord avec Lazulli66…
    Cette humanité qui manque tant…… »
    Joëlle

  • DocAdrénaline à la rescousse !

    « MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI !!!!!!!
    Je suis plus que touchée.
    Et ravie que tu aies retenu les bases essentielles de l’algorithme de prise en charge de l’arrêt cardiorespiratoire.
    Encore merci.
    Émue ++++++++++ »
    DocAdrénaline

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