Au coin de l’œil

Ainsi, fugitive, tu t’écoules et tu fuis.
Tu traces ton chemin à toute heure de la nuit.
Et ainsi, discrète, tu files jusqu’au bout
Du tracé liquide qui contourne la joue.

 Oh rosée du martyr, tu viens sans crier gare !
Ni nuit, ni matinée ne préviennent ta venue.
Perfide, tu surgis comme une lame perdue,
Et ta douleur dure alors même que tu pars.

 Tu rôdes, voleuse, tu es presqu’invisible
La nuit, le jour, sur le visage malade.
Dont la vue que tu troubles rend sa vie plus fade.

 Le mal que tu signes, la douleur indicible
Te fait naître des yeux où le bonheur se meurt.
Toi, larme plus puissante que bien d’autres pleurs !

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