Voyage fugace et éternel

A mon grand-père.

C’est soixante-dix vers que l’on aurait dû lire,
L’art est long mais le temps est court dit Baudelaire.
C’est soixante-dix vers que j’aurais dû écrire,
Le nombre de flammes ce jour d’anniversaire.

 Sournois, le temps file, fusant comme une balle,
Elégamment frappée, traçant dans le ciel
La ligne superbe, ellipse célestielle,
Qui fait l’ace en un coup et le par bien trivial.

 Le lancer est parfait,  dure quelques secondes,
Mais serait-ce imparfait de dire que cette onde
Qui transperça les airs le fit pour des années ?

 Il en fit l’Ennemi, maudit, dans Les Fleurs du Mal.
Pourtant le voyage, pas toujours idéal,
N’est-il pas aussi long qu’il nous semble durer ?

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