Le Soignant patient

Le Temps est un allié quoi qu’on puisse en penser.
Il dissipe nos maux et dilue nos chagrins
Les jetant dans l’oubli et nous laisse espérer
Un destin plus heureux quand à nos lendemains.

Il n’est pas un bourreau, ce noble sablier.
Ce ne sont que nos yeux souvent baignés de larmes
Qui voient certains moments comme des coups d’épée
Nous perforer le cœur et nous laisser sans armes.

La dure vérité, douce réalité
C’est notre esprit troublé par de sombres pensées
Et qui ressent le mal jusqu’au fond de notre âme.

Mais le Soignant patient vient éteindre les flammes
D’un passé trop brûlant, d’un futur menaçant
Par un nouveau regard sur notre instant présent.

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Le savoir illusoire

Étalage précis, en rangées symétriques
Dispersées dans l’amphi, les étudiants composent.
Je m’arrête un instant, mon cerveau se repose
Mon esprit divagant, d’humeur mélancolique.

A quelle aspiration ces blouses en formation
Se dévouent-elles tant ? Autant de conviction
En de grandes idées : vouloir sauver des vies…
Mais quelle vanité ! Que font-elles ici ?

Pour le titre « docteur », elles cochent des cases
Pour prétendre savoir, elles font des périphrases
Et la conscience en moins font de l’Art une science.

Quand le vivant, soudain, les fait sortir des livres
Et entrer dans l’humain : ils sont benêts et ivres
Ces futurs médecins découvrant l’impuissance !