Le bruit et le silence

Comme ce bruissement, discret dans le silence,
Un fin bourdonnement, qui frôle la conscience.
Plus on le perçoit bien et plus on s’y attarde,
Plus il devient distinct, plus il se fait vacarme.

Comme ces mots non-dits, que l’on espère entendre,
Au décours d’un conflit ou d’un être à s’éprendre,
Plus notre espoir simplet s’agite assourdissant
Dans notre esprit benêt, il se meurt lentement.

Comme un enfant muet dont la souffrance hurle,
Comme un regard perdu dans des pensées lointaines,
Comme un grand coup de fouet qui surprend l’incrédule.

Dans un temple sans bruit la sagesse murmure,
Là où la peur s’écrie, là où la foi stipule,
Le grondement du Doute aux oreilles des murs.

Litthérapeute

Crédit : Julio Llamas Diez 

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