Héritage ancestral

Dites-moi, ô esprits séculaires d’autant,
Qui foulèrent la Terre au travers du temps,
Qui furent hommes et femmes dès l’aube de l’être,
Et seront, à la nuit, nos âmes en vos lettres.

Comment étaient vos jours, illustres, inconnus ?
Vos angoisses, vos amours, vos rêves perdus ?
Vos appels au secours, vos détours, votre histoire ?
Votre passage en vie, votre illusoire espoir ?

Quelle force avez-vous ? Quel éclat vous conduit ?
Quelles plaies souffrez-vous ? Et quel sang vous guérit ?
Quel pouvoir dressez-vous au néant de l’esprit ?

Un art, une science, un jeu ou une danse,
Un fragment de chance pour construire le sens,
Et passera la Mort qui jamais ne s’oublie…

Litthérapeute

Un soupçon nécessaire

Scores, indices et taux, pronostics numériques
Vos calculs et totaux, pour sûr très spécifiques
Ne donnent que du vent à l’heure fatidique
Où l’on dit au patient son sombre diagnostic.

En veux-tu des pourcents, chiffres ésotériques,
Des rapports vraisemblants, promesses chimériques,
Des batailles d’experts, prouesses statistiques,
Aux desseins bien divers, clin d’œil pharmaceutique…

Et quand l’humain souffrant n’est plus une donnée,
Quand le sujet pensant souhaite être soigné,
La blouse démunie se débrouille à tatillon !

La médecine est Art et se veut holistique,
La science est un outil mais non sans réflexion :
Il faut d’humains regards et un soupçon d’éthique !

Gauss