A ta mémoire, Chaton.

Tu aurais mérité de plus longues années,
A découvrir la vie du haut de ton perchoir
Où tu te prélassais pour nous interpeller
Au moindre objet nouveau du matin jusqu’au soir.

Tu aurais mérité bien plus de caresses,
De regards attendris, de câlins, d’allégresse,
De mots un peu niais à tes miaulements.
Tu étais si bavard ! Et je t’aimais autant.

Tu aurais mérité bien plus de prudence.
Si la curiosité t’enhardit d’aventure,
De n’avoir su te sauver mon cœur se fissure.

Tu aurais mérité d’être bien plus aimé,
Plus encor de larmes, plus d’espoir à chercher.
Tu emportes avec toi un bout de mon essence…