Stage d’initiation aux soins infirmiers : Chapitre VIII – Ces instants peu prolixes

Jour 8 – Après-midi (14h-21h)

Il est des jours où il ne se passe rien. Comme cet après-midi. Un tour du service, prises de constantes, une patiente qui vomit, une intramusculaire et beaucoup de patience. Sur la table d’un poste de soin, un petit carnet, rempli de lignes sans prétention, par une petite plume ridicule mais dont le propriétaire a besoin. Pour se décharger. Parce que l’infirmière, quand il lui a dit qu’il souffrait trop avec ses patients, lui a répondu : « ce n’est pas bien ça, change de métier si tu n’arrives pas à t’y faire ! ». Gloups.

Quand on annonce une nouvelle

Comme le tranchant fendant l’air
Au milieu de la place publique,
C’est d’un sourire diabolique
Que le Destin met pied à terre.

Pointant la lame de Damoclès
Sur les âmes d’une bonne espèce
Qui dès l’instant suivant
Subissent un plan dément.

Rires et joies se meurent,
Peines et larmes s’éveillent
Et prennent les rênes de l’humeur.

Le Calme rejoint le coffre aux merveilles,
L’Angoisse en garde sereinement la clef
Et seul l’Espoir veut marchander …

© Litthérapeute
Tous droits réservés
Me contacter avant toute utilisation.
Merci.

 <J’inaugure ma vomissante poésie, soyez gentils !>

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2 réflexions au sujet de « Stage d’initiation aux soins infirmiers : Chapitre VIII – Ces instants peu prolixes »

  1. Je ne m’étais jamais arrêtée sur ta « vomissante poésie », qui est quoique tu en penses assez bien fichue bien que je ne sois pas une experte en la matière…
    Celle-ci est très « concrète » et peine un peu à l’envolée lyrique, mais elle n’en garde pas moins un charme certain. Et faire un poème sur le diagnostic, chapeau bas…
    (J’aime beaucoup les deux autres poésies que j’ai lues plus haut)
    Et tout ça avec une infirmière qui te dit tout haut en projection qu’il faudrait qu’elle change de métier… Il y en a tellement. Je trouve ça triste…

    • Merci des compliments, je suis très touché.
      L’infirmière en question m’a surtout encourager à ne pas continuer médecine si je n’étais pas capable de ne pas « souffrir avec mes patients ».

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