Stage de sémiologie – Jour 2 : Derrière la vitre

Assis sur ton fauteuil, ton regard tristement,
Se perdait sur le seuil de ce grand bâtiment.
A te voir de dehors, comme un genre de fantôme,
Posé là dans un coin avec tous tes symptômes.

 Image dans une vitre, nous regardant entrer,
Visage impassible, et toute la journée,
Passages de blouses, êtres humains et chariots,
Tel un gardien de ces lieux et de tes sanglots.

 Tes yeux immobiles qui étaient presque vides,
Regardaient comme on te voyait : si fort, si peu.
Nos âmes agitées, de bonheur avides,
T’ignoraient prestement, et on filait heureux.

 Dans ta couverture couleur de l’hôpital,
Tu vis passer les gens comme passent les heures,
Mourir la nuit sous le soleil matinal,
Tes yeux dans le reflet, invisibles et en pleurs.

 Et nous passions, passions, devant toi sans te voir.
Réfugiés dans nos pensées ô si confortables,
Ne t’offrant pas même le moindre petit espoir,
De n’être pas mort encore, mais bien réconfortable.

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