Lettre d’un ingrat corporatiste

A l’intention de ces mesdames et messieurs les députés (Mme Fiat, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Coquerel, M. Corbière, M. Lachaud, M. Larive, M. Mélenchon, Mme Obono, Mme Panot, M. Prud’homme, M. Quatennens, M. Ratenon, Mme Ressiguier, Mme Rubin, M. Ruffin et Mme Taurine) auteurs de la proposition d’amendement n°1039 de l’article L.4131-6 du code de la santé publique.

Après 6 ans de formation universitaire dont j’ai réglé les droits d’inscription – comme toutes celles et ceux qui, comme certain.e.s d’entre vous l’ont fait, s’inscrivent dans l’enseignement supérieur – comprenant au moins 3 ans d’externat, c’est-à-dire, d’un mi-temps entre les bancs de la facs et plusieurs services hospitaliers (où j’assumais ainsi, entre deux leçons de médecine, le remplacement du déficit en personnel de santé : brancardage, secrétariat, standardiste téléphonique, etc.) tout en préparant un concours redoutable qui allait déterminer mon choix de spécialité et la région de ma formation des 3 à 5 prochaines années, je me suis engagé, de plein gré, dans l’internat de médecine générale.

Je découvre votre amendement avec une franche stupéfaction. Elle vire à une vive indignation en lisant ces lignes putrides : « Cette liberté d’installation constitue une forme d’ingratitude corporatiste envers la collectivité », « la liberté d’installation totale […] les mène à privilégier leur confort de vie présumé sur leur mission de service public ». Je me demande : à quel moment avez-vous commencé à penser qu’un argumentaire basé sur l’insulte et le mépris serait pertinent, d’autant plus pour élaborer une politique de santé ?

Je n’aimerai pas avoir besoin de vous rappeler les conditions de formation en médecine telles qu’elles sont actuellement. Les concours répétés, le climat de compétition perpétuelle, une tradition folklorique malsaine (que je dénonce bien volontiers), des externes payés indemnisés au lance-pierre pendant 3 ans (150€/mois en 4e année, 250€/mois en 6e année[i]), des internes payés de 1300 à 2000€/mois pendant les 3 à 5 ans de formation où ils assurent le fonctionnement de bien des services hospitaliers qui fermeraient sans eux en moyennant une quantité de travail de l’ordre de 60 à 90h par semaine dans le silence le plus méprisant de toute structure institutionnelle, des taux de suicides, d’anxiété et de dépression qui feraient de France Télécom un très petit joueur[ii], des conditions de travail où peuvent s’enchainer parfois plus de 24h sans interruption pour répondre aux besoins de santé à des degrés d’urgences variables faute d’une politique de santé optimale… Voici le confort de vie que les médecins privilégient déjà pendant leur formation, en vertu de principes d’éthique, de règles déontologiques (donc qu’ils se sont donnés eux-mêmes) et d’intégrité, et ce, pour leurs patients.

Je n’aimerai pas non plus vous rappeler l’état actuel du système de santé et plus particulièrement en ce qui concerne les soins primaires. Le résultat d’une politique hasardeuse de restriction du numérus clausus sans évaluation de ses effets à long terme. Le souci, après plus de 50 ans d’hospitalo-centrisme, du « virage ambulatoire », d’autant plus économiquement viable qu’il vise à réduire les durées d’hospitalisation, mais dont les moyens alloués ne permettent pas une réelle politique de prévention pour réduire ces hospitalisations. L’augmentation risible du prix de la consultation de médecine générale en secteur 1 (de 16,90€ en 1996 à 25€ depuis 2017) qui ne tient pas compte de l’inflation, du coût de la vie et des charges, de l’augmentation de la complexité des soins inhérente à l’accroissement constant des maladies chroniques, des polypathologies et du vieillissement de la population (problématiques pour lesquelles rien n’est fait, à part réduire le budget alloué, le personnel et le nombre de structures d’accueil, proposer des tarifs ridicules aux infirmiers libéraux, rembourser l’homéopathie en lieu et place de soins réellement utiles… on attend vos amendement sur ces sujets).

Mais, vous savez parfaitement tout cela, et tout ce que je n’ai pas encore dit, et ce qu’il faudrait ajouter pour dresser un tableau sincère et exhaustif pointant la responsabilité des décisions publiques aboutissant à l’état du système de santé dans lequel il se trouve. Certains médecins ont joué leur rôle dans ce massacre. Pendant ce temps, la plupart des soignants, la majorité silencieuse, s’est contenté de faire ce qu’elle a toujours fait : prendre soin des gens.

Je me suis demandé si la coercition que vous prônez, pour de mauvaises raisons (à ma connaissance, les insultes et le mépris, s’ils sont de – mauvais – procédés rhétoriques de spectacle, n’ont rien de pertinent dans un argumentaire d’un Etat de raison), était éthique. Je ne suis pas politicien, c’est-à-dire, je ne suis pas, comme vous, élu pour organiser, protéger et exercer le pouvoir d’une société organisée au service de cette société. Néanmoins, en tant que citoyen, votre démarche m’interpelle. Quels principes, quelle humanité, permettent à des êtres humains en charge des décisions politiques, d’imposer dans l’insulte et le mépris à ceux qui soignent d’aller soigner des territoires plutôt que des personnes ? N’envoie-t-on pas plutôt les médecins soigner des fantasmes, instruments d’un électorat potentiel, en jouant la carte des « déserts médicaux » ?

Parce que la problématique des zones sous-dotées en médecins n’est pas une question de médecine. Non, la « désertification médicale » n’est qu’un symptôme. Le signe d’une urbanisation accélérée, d’une quête de l’emploi qui rencontre plus de succès autour des grandes villes, de familles naissantes qui veulent des écoles, un cinéma, un supermarché et des opportunités de vie modernes, d’une population vieillissante qui s’isole dans l’indifférence générale, et qui, en effet, passé un certain âge et un certain nombre de maladies, demande des soins longs, complexes, et souvent réalisés avec le peu de moyens que la société accepte de mettre en œuvre. Ces « déserts » sont désertés par tout ce qui fait une vie : médecin, écoles, culture, emploi, fonction publique, grandes surfaces, etc. Y poser un médecin ne changera pas la considération ingrate, hypocrite et politique que l’on daigne leur accorder en période électorale ou de clivage social.

Parce que le mythe du médecin nanti, comptant amoureusement ses billets chaque soir, et ne travaillant que deux heures tous les quatre matins entre deux sessions de golf est à abattre. Le médecin travaille en moyenne 50h par semaine[iii], dont beaucoup sont perdues dans des actes administratifs lourdingues ou des consultations aux motifs surfaits : arrêt de travail exigé par l’entreprise pour une ou deux journées, certificat à la pratique de l’aqua-pétanque en balle de mousse de compétition, etc.. A cela, encore, vous répondez par des mesures inappropriées qui altèrent davantage la qualité des soins, mais c’est un autre débat[iv].

Oui, le médecin doit être attentif à son confort de vie. Cet engagement déontologique vient d’être ajoutée à la déclaration de Genève[v] (« Je veillerai à ma propre santé, à mon bien-être et au maintien de ma formation afin de prodiguer des soins irréprochables »), sorte de serment d’Hippocrate mis à jour, proposé par l’OMS et déjà prononcé par les nouveaux médecins du monde entier à l’obtention de leur diplôme. Un médecin déjà maltraité pendant sa formation (qui rend bien plus à la société que ce qu’elle ne lui donne, lui faisant notamment économiser 80.000 à 120.000€ pendant son internat[vi] !), éprouvé par la nature même des situations inhérentes à sa profession, et qui serait d’autant plus contraint d’aller travailler là où il ne pourrait s’épanouir faute d’une problématique non médicale à résoudre, peut-il vraiment apporter un soin de qualité auxquels les français ont le droit ? Faut-il rappeler encore qu’un médecin sur deux connaîtra un burn-out au cours de sa carrière et que le burn-out est à l’origine de nombreuses erreurs médicales[vii] ? Quelle gloire tirerons nos politiques à envoyer des médecins résoudre un problème sociétal plutôt que d’accomplir leur métier, si c’est pour n’offrir que le mirage de soins, fautes de vrais moyens, à une population qui mérite bien mieux qu’une santé dégommée à coups d’économie de bouts de chandelles, de mépris et de coercition ? Il suffit de réfléchir : vous vous rendez compte de l’impact d’un médecin généraliste qui changerait tous les trois ans dans ces régions sur la qualité des soins ? Quel lien ? Quel suivi ? Qui satisfaites-vous dans cette mesure, sinon et seulement vous-mêmes ?

La solution n’est probablement pas dans l’entretien du clivage d’une société déjà bien ébranlée. Il ne s’agit pas de prendre des mesures pour prendre des mesures, ni de rassurer les égos de quelques politiques présents pour ordonner mais absents (souvent) des bancs de l’hémicycles (et du terrain) pour réfléchir, ni encore de renvoyer la patate brûlante de la responsabilité dans les mains de qui voudra bien la tenir. Une réelle politique d’attractivité des territoires doit être portée, au-delà des mots, dans une vraie considération de ces territoires qui souffrent non pas d’un manque de médecins, mais d’un manque de tout, et d’abord, de considération. Qui seront les députés courageux, éclairés et humains qui accepteront ce challenge, pour des soins de qualité, pour tous les français ?

La coercition n’est pas une solution, c’est au mieux un mirage, au pire, une politique ingrate de politiciens privilégiant leurs perspectives électorales sur les besoins en santé de pauvres gens qu’ils méprisent. Rendre aux territoires leur attractivité, guérir les blessures sociétales de ces régions carencées, retrouver une collectivité humaine renversant la tendance à l’individualisme, n’est-ce pas une mission fondamentalement politique qui donnerait envie, librement, de venir à n’importe quel citoyen, soignant, et pas seulement ?

Je ne suis pas politicien. Je suis un médecin généraliste en formation. Mon métier, c’est prendre soin. Et je ne sais pas soigner avec les mains liées.

[i] https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032795945

[ii] https://www.anemf.org/blog/2017/06/13/enquete-sante-mentale-des-jeunes-medecins-2/

[iii] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/article201015.pdf

[iv] https://www.change.org/p/agn%C3%A8s-buzyn-non-%C3%A0-l-abattage-en-m%C3%A9decine-g%C3%A9n%C3%A9rale

[v] https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_de_Gen%C3%A8ve

[vi] https://www.egora.fr/actus-pro/etudes-de-medecine/17420-120-000-euros-par-cursus-ce-que-fait-economiser-un-carabin-a-l?page=0%2C1

[vii] https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/article-abstract/2698144

 

PS : Etant donné les nombreux retours quand à cette lettre, je souhaite juste préciser certaines choses. Il s’agit d’une réaction essentiellement sur la forme d’un amendement qui insulte et méprise toute une profession. Il semblerait que ce texte ait été retiré car « comportant des erreurs ». Il m’arrive rarement de traiter qui que ce soit d’ingrat corporatiste par erreur. Et c’est bien dommage si les députés à l’origine ne sont pas suffisemment informés des réalités de la situation. Réinvestir les territoires sous-dotés en médecin, dans un contexte de manque global de médecins en France, ne peut se faire sans une politique plus large d’attractivité des territoires. Cette politique ne peut être une simple recette universelle. Chaque territoire doit faire le point, identifier les besoins et manquements particuliers qui le caractérise, et proposer des solutions adaptées. Et les médecins, comme les autres citoyens, viendront. De nombreuses organisations (ANEMF, ISNAR-IMG/ISNI, REAGJIR…) de médecins et de jeunes médecins proposent des solutions incitatives, qui sans coercition, offre de belles perspectives pour charmer des médecins qui, naturellement, librement, viendront s’installer là où on en a besoin. 

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53 réflexions au sujet de « Lettre d’un ingrat corporatiste »

  1. Je suis d’accord avec tout ça.
    Mais alors, que proposez-vous comme solution à un problème bien réel (j’habite en zone rurale) ?

    • Bonjour, merci pour votre commentaire.
      Il n’y a pas de solution « générique » qui fonctionnerait partout. Chaque territoire qui peine à trouver un médecin (sachant que le manque de médecin est global en France, compte tenu des mauvaises gestions du numerus clausus il y a 20 ans) doit réfléchir à son attractivité. Les problématiques sont locales et propre à chaque endroit. Un territoire qui devient attractif verra médecins, et pas seulement, revenir sans problème 🙂
      Sinon, regardez du côté des syndicats (REAGJIR, UFML, ANEMF, ISNI, ISNAR…).

      • Bonjour,
        d’abord d’augmenter le prix des consultations!
        Passer à 70 heures de travail pour payer charges et impôts , ça n’est pas un but!
        C’est un vieux médecin parisien ( exerçant au Centre de Paris , désert médical!), qui vous le dit!
        10 ans d’étude donnent le droit de travailler où on le désire.

    • Quelques pistes de réflexion :
      – entre 2,5 et 5% des RDV médicaux ne sont pas honorés. Sanctionner les patients qui n’honorent pas les RDV permettrait de gagner l’équivalent de 7000 à 14 000 médecins
      – Le temps de travail administratif d’un médecin généraliste c’est environ 1/4 de son temps de travail -> lutter contre la suradministration pour augmenter le temps médical.
      – Suppression des obligations de certificat de sport pour toute compétition sportive (ex marathon de Paris = 57 000 certificats et donc consultations)
      – Suppression du certificat d’arrêt de travail pour les arrêts de moins de 3jours
      – Supression de nombreux certificats inutiles par leur interdiction (certificat pour la cantine / garderie / crèche, pour l’absence des enfants à l’école, certificats pour travailler (de plus en plus d’entreprise en demande même si métier non à risque dans les bureaux par exemple), certificats pour les assurances,
      – Mesures d’éducation envers la population pour ne pas consulter pour des pathologies bénignes et courantes : rhumes +++, gastro, consultation 2jours après une sortie d’hospitalisation, etc …

      • On pourrait rajouter
        Utiliser les compétences des infirmiers libéraux qui tout autant que les médecins sont très importants dans les soins de ville: maintien à domicile, prévention, coordination des soins…..
        Nous travaillons en collaboration avec les médecins et nous pourrions le faire de façon organisée. L’éducation thérapeutique, une de nos compétences dans la prise en charge des maladies chroniques……

  2. Bravo pour ce texte vigoureux qui remet à leur place ces donneurs de leçons de morale.
    Les solutions sont celles-ci : arrêtons de faire du tout médecine, arrêtons de croire qu’il faut consulter un médecin pour un rhume, qu’il faut consulter en urgence pour une entorse de cheville…
    L’éducation à la santé, la responsabilisation des médecins, le professionnalisme en quelque sorte, la fin de la chasse aux examens complémentaires, et cetera.
    Il faudra du temps pour que cela change, il faudra du courage pour que tout le monde se remette en question depuis les politiciens, les agences de santé, les praticiens, les structures de santé publiques et privées, les patients.
    Quand un rhume consulte dans un cabinet médical il prend la place de quelqu’un, quand un rhume (je n’exagère pas) arrive aux urgences il paralyse le système, il empêche les urgentistes de faire leur boulot qui est de sauver des vies ou de soulager des souffrances.
    Enfin, il faudrait développer. Et ce genre d’initiatives venant des Mélenchonistes qui soutenaient les vaccinodromes lors de la crise H1N1 et des écologistes qui soutiennent Madame Rivasi, ne peut qu’inciter les jeunes futurs médecins à refuser des installations forcées dans des régions qu’ils ne connaissant pas…
    Bonne soirée.

  3. La lettre dénonce des problèmes importants et véritables, mais qui n’ont franchement pas de rapport avec ceux à qui elle est adressée.

    Les députés de la FI sont justement les gens qui sont peut-être le plus à l’opposé des responsables des conditions déplorables dans lesquelles se font les formations en médecine ou le travail en hôpital qui ont été décrites.
    Concrètement, ça se lit plus comme un exutoire de quelqu’un qui a atteint sa limite (et qu’on s’entende bien, c’est justifié) et qui s’en prends au premier venu qu’à une réelle dénonciation politique cohérente.
    Énumérer la quasi-intégralité des problèmes auxquels fait face le corps médical français en guise de réponse à un amendement sur sur les déserts médicaux est donc, à mon sens, soit une erreur, soit de la malhonnêteté intellectuelle qui vise à rendre responsable le groupe FI de problèmes qu’il n’a pas causé – et après, ça se permet de sous-entendre que cet amendement n’est que démagogie…

    Surtout en ponctuant ça avec « on attend vos amendement sur ces sujets », alors que la France Insoumise est le seul parti qui a, dans son programme, détaillé intégralement son budget d’état en incluant une hausse des moyens dans l’hôpital public afin de répondre à cette crise ; ainsi qu’un plan de création de centres de santé pluridisciplinaires et une séparation de la logique de gestion libérale qui amène a des impératifs de rentabilité chez les médecins.
    Cf l’interview de JLM pour Doctissimo : https://urlz.fr/98Vu .
    Alors maintenant, en tant que groupe parlementaire dans une assemblée dominée par LREM, ils font des amendements sur ce qu’ils peuvent quand ils peuvent.
    Quant au seul argument qui semble justifié, la critique du vocabulaire utilisé, c’est vrai que c’est un peu dur, et c’est regrettable. Sûrement le résultat des tensions politiques françaises actuelles.

    Pour une dénonciation des problèmes dans le milieu hospitalier, les déclarations de Sabrina Ali Benali (que beaucoup essaient de discréditer par ce qu’elle est militante FI, je dis ça je dis rien) me semblent plus appropriées, avec une vraie définition des responsables et des propositions de solutions.

    • Bonsoir,

      Au contraire, les rapports sont étroits. On parle souvent de déserts médicaux alors qu’il s’agit de déserts tout courts! Plus d’administration, de poste, de petits commerces voire de collèges ou lycées (nécessitée absolue d’avoir recours aux internats)…L’accepteriez-vous? Pas sûr…je suis installé en zone reculée par choix personnel et ce n’est ni les incitations financières ou futures CPTS qui auraient pu changer mon choix vers telle ou telle destination. Imposez par la coercition et vous verrez de plus en plus de salariat et de moins en moins de libéraux…on ne fera jamais boire un âne qui n’a pas soif!

    • Bonjour,

      La lettre est écrite face à une énième proposition de la coercition, elle ne s’adresse pas uniquement au parti du FI, qui vient actuellement de déchaîner les foules médicales par ses propos insultants et dégradants, mais ce sert justement de cet énième fois pour parler clairement de l’état des jeunes médecins et pourquoi ces mesures ne sont adaptées pour personne, quelles émanent d’un parti ou d’un autre.
      Vous avez donc raison, c’est ici un exutoire qui vise non pas de premier venu, mais le dernier à avoir tenu des propos au delà de ce que l’on peut supporter.

      Ce que je retiens personnellement dans cet amendement est :

      1- le fond : faire porter les chapeaux de la carence de soin aux médecins, fait justement auquel cette lettre répond non pas en attaquant le FI mais en dénonçant l’ensemble des politiques de la gestion de la démographie médicale, proposant non pas des solutions puisqu’à priori la personne ayant rédigé cette lettre est medecin et non un homme politique à qui cette charge revient donc, mais du moins des pistes de réflexion. Vous dites  » de la malhonnêteté intellectuelle qui vise à rendre responsable de le FI de problème qu’il n’a pas causé ». Je me permet donc de rebondir sur cette phrase dont je ne comprend pas bien le sens. Voulez vous dire que sous prétexte que la première gifle est donnée par une autre personne nous devons tendre l’autre joue au nouveau venu ? Vous voulez dire que sous prétexte de n’être pas responsable de la situation actuelle nous ne pouvons pas la dénoncer ? Vous dites donc également que les faits sont les faits et en parler ne résoudra pas le problème de désert médicaux ? Sur ce dernier point je pourrais peut être être d’accord. En effet parler des problèmes ne permet pas à l’instant où ils sont énoncés de les résoudre. Néanmoins l’équation comportent plusieurs variables : politique+ population+ budget + médecin. Enlever l’un ou l’autre et le résultat risque d’être nul. Ici on vise encore une fois à enlever de l’équation les médecins. On pourrait faire de nous ce que l’on veut justement parce que « votre métier n’est pas un métier mais une vocation  » « soigner est votre vie, vous n’aspirerez à rien d’autre » et la plus belle de toutes « l’état paye vos études » (pour ce dernier point allez donc voir l’article de l’année dernière sur le site egora beaucoup cité en ce moment qu’il dit bien qu’un étudiant de médecine générale fait économiser 80 000 euros, chiffre qui monte jusqu’a 220 000 pour certaines spécialités chirurgicales)
      Donc non, je ne trouve ni malhonnête ni inapproprié ni démagogique de rebondir sur ce point, qu’on entend aujourd’hui par la bouche du FI, et que l’on risque d’entendre demain de la bouche d’un autre.

      2- la forme : ingrats corporatistes, aie, j’ai mal, j’ai vraiment très très mal. Pour ne paraphraser personne, nous dirons donc seulement que c’est inapproprié, insultant, qu’un politique doit normalement s’adresser à l’ensemble du peuple avec respect ( est ce qu’on pourrait entendre que les pharmaciens sont des abrutis d’epiciers, que les boulangers des débiles enfarinés, que les éboueurs des égoïstes recycleurs, que les profs des vils correcteurs ? Je ne pense pas .. ) et ici il n’a respecté personne.
      Néanmoins je salue bien bas ces insultes ! Et je remercie. En effet à titre très personnel je suis actuellement en 6ème année de médecine, je prépare donc le concours de ma vie qui se déroulera au moins de juin et qui fera de moi une ingrate corporatiste, et ne sort la tête de mes livres que pour compter l’argent que je vais me faire en bonne Picsou que je suis. Entre 2 piles de pièces d’or, j’ai eu sous les yeux ce texte du FI ! Vous rendez vous compte ? Au fond de nos grottes de révision, coupé du monde et de la réalité, cet amendement a réussi à se frayer une place chez les étudiants entre la pancreatite biliaire et la maladie de Guillain Barré ! Vraiment un exploit de réussir à retenir notre attention à 2 mois et demi du concours, et cet exploit a été accompli grâce justement à ce vocabulaire abusif. Donc merci au FI d’avoir été insultants, merci de nous cracher dessus, sinon surement qu’un texte lambda n’aura pas eu autant d’impact dans notre corporation très fermée.
      Pour ce qui est donc de l’insulte je remercie, et je reviens également à vous lorsque vous dites « surement le résultats d’une tension politique française actuelle » pour justifier ces propos. Donc sous couvert de fatigue, nos paroles peuvent être pardonnées ?

      Ainsi face à la tension et la fatigue du corps médical, je pense que vous n’en voudrez à personne lorsque nous disons que ces politiques ayent bien se faire f..
      [Veuillez nous excuser, la phrase n’est pas finie, l’auteure est retournée a son Lupus]

  4. Merci pour cette réponse complète à cette bombe qui nous est tombée dessus hier. Passer tant d’années à sacrifier notre vie sociale, amoureuse, familiale, voire notre santé pour nos études de médecine, vivre notre externat dans la précarité, tout ça pour se faire taxer d’ingrat corporatiste ça m’a complètement desarconnée

  5. J’avais moi meme publier cela …
    Nous sommes donc tout à fait d’accord !

    « Petit coup de gueule suite aux nouvelles propositions de lois quant à la liberté d’installation.

    Ça fait 12 ans que je suis étudiante, que je sacrifie beaucoup de choses pour cela (des soirées, des WE, des évènements, des relations amicales ou amoureuses…) …

    Que j’ai été payé une misère (moins que l’obligation légale d’un stagiaire) pendant mes études médicales, pour être en stage pour essayer d’apprendre la médecine, mais surtout pour remplacer le boulot des secrétaires non embauchées pour faire des économies. (100€ par mois en 4e année, 150€ en 5e année et 200€ en 6e année, et 20€ par garde de 24h le dimanche). Ça fait 5 ans que je ne suis pas payé beaucoup pour travailler plus de 50 heures par semaines plus souvent au moins 2 WE par mois… pour parfois remplacer des carences médicales car les hôpitaux ne veulent plus embaucher pour faire des économies. Et encore j’ai de la chance j’ai toujours eu mon « repos de sécurité » en sortant de 24H ou plus de garde. Ne pas être payé dans certains stages les WE par ce que « vous comprenez si on vous paye vos dimanches il faudra les payer à tous les internes » (phrase exacte dite par les affaires médicales)
    Et que lorsque je rentre chez moi je réfléchi à ma journée en espérant ne pas avoir fait trop de mal et ne pas avoir aggravé voir tuer des patients, par ce que oui on ne vend pas des carottes … Et oui il m’est très facile de tuer un patient en tant qu’anesthesite !

    J’ai 30 ans et j’en suis encore à aller à la bibliothèque, à sacrifier des WE, des vacances pour travailler, écrire mémoire, thèse ou encore préparer des topos des biblio ou tout autre travail universitaire.
    Et maintenant on nous dit qu’on nous a « payé mes études » (ha bon ce n’est pas comme pour tout étudiant en faculté en France ??) et donc qu’on doit encore de nombreuses années aux hôpitaux publiques ou que je dois aller m’installer la ou personne ne veut vivre, ou même les services publics se désengagent (trains, postes, écoles supprimées…) … Que remboursent tous les autres étudiants de faculté pour leurs études payées ?? Quand je vois tous ingénieurs, ou commerciaux qui sortent d’école au bout de 5 ans qui travaillent moins et qui sont plus payés que moi à BAC+12 … tant mieux pour eux mais je ne pense pas devoir quelque chose encore à l’état.
    “la liberté d’installation totale […] les mène à privilégier leur confort de vie présumé sur leur mission de service public” … je crois l’avoir déjà effectué ma mission de service publique !
    Si j’ai des enfants un jour (ha ba oui par ce qu’il faut du temps pour avoir des enfants) je leur dirais de faire autre chose que médecine si possible. Que des études d’ingénieur, de commerce, des métiers manuels ou autre, sont probablement moins contraignants et avec une reconnaissance supérieure à la nôtre.

    Ce mépris et cette haine des politique et des administrations envers nous, cet acharnement qu’ils font afin de nous discréditer auprès de la population et de nous faire passer pour de nantis dans le seul but de faire passer leurs lois tranquillement me donne envie de partir loin, très loin et de ne jamais revenir exercer en France … Ils arrivent à une seule chose : Nous DEGOUTER !

    Ce n’est pas à nous de payer pour leur terrible gestion des flux de médecins (comme le rappelle le SNJAR) avec un « surplus » de médecin dans les années 1980, ou pour diminuer les cout de santés ils ont essayes de diminuer le nombre de médecins en fermant drastiquement le numérus clausus et en incitant les médecins à partir à la retraite avec des primes! (https://www.liberation.fr/futurs/1997/02/13/les-medecins-liberaux-pousses-a-la-retraite-une-prime-annuelle-de-260-000f-les-incitera-a-cesser-leu_197043)

    Alors oui nous lutterons tant qu’il faut pour la liberté d’installation … et j’espère que nous serons très nombreux et très unis pour lutter ensemble contre ce nouvel amendement (même si je ne suis que peu concernée directement !)

  6. Bravo pour ce texte
    Quel scandale de lire ces insanités pondues par des députés incompétents totalement ignorant du métier de médecin généraliste et de ses contraintes , grassement payés par rapport à ceux qu’ils voudraient soumettre ! Qu’ils aillent tous en enfer Mais n’ont ils pas honte ?
    Cette réponse superbe documentée argumentée leur adresse un camouflet bien mérité ….signé : un ex médecin salarié hospitalier sans secteur privé qui n’a jamais connu les 35 heures

  7. Ce qui marche pour les pharmaciens avec une réglementation sur l’installation, avec un nombre fixé de praticiens, ne pourrait donc pas marcher avec la médecine générale ? Aux dernières nouvelles, il n’y a pas de désert pharmaceutique… Nous serions ravis de reprendre vos missions, mais avant d’en arriver là, une petite remise en question de votre petit confort ne s’imposerait-il pas ? Non vous n’êtes pas les seuls à avoir fait des études longues et difficiles, non vous n’êtes pas les seuls à bosser 50h par semaine… Moins de pleurs et plus d’idées ce serait un bon début. Les mécontents courageu pourront toujours se déconventionner, c’est cela aussi la liberté 😉

    • Sauf que par exemple la pharmacie la plus proche est à peu près à 10km de chez moi enfin la…. il y en a 7-8 dans la ville
      Mais bizarrement il n’y a pas dans les petits patelins du coin qui peuvent être à plus de 25km d’une d’entre elles
      Par contre il y’a des cabinets médicaux …

      • Sans rire ? Donnez-moi vite l’adresse de ces fameux patelins avec des médecins sans pharmaciens, que je me dépêche d’entamer une démarche de création de licence ! J’ai jusque là surtout vu des pharmacies fermer à la campagne fermer faute de médecins, m’enfin… Oh, un rappel :
        « L’ouverture d’une nouvelle pharmacie dépend du nombre d’habitants recensés dans la commune où elle va être située (« numerus clausus »).

        L’ouverture d’une pharmacie, par transfert ou création, est possible dans les communes qui comptent plus de 2 500 habitants (ou 3 500 en Guyane, en Moselle et en Alsace).

        Ensuite, l’ouverture ou le transfert de nouvelles pharmacies sont autorisés par tranche de 4 500 habitants. Ainsi, une seconde pharmacie peut être implantée dans une commune qui compte plus de 7 000 habitants.

        L’implantation d’une pharmacie dans une commune de moins de 2 500 habitants n’est pas autorisée sauf si la commune a précédemment disposé d’une pharmacie qui desservait plus de 2 500 habitants. »

        Encore une fois, si la même chose existait pour les médecins, il n’y aurait sans doute pas de désert médical… Mais cela ne reste que mon avis.

    • Bonjour,

      je suis étonnée que personne ne vous ai répondu après tous ces jours.
      Je suis une femme médecin généraliste de moins de 45 ans.

      Je reprends point par point :
      – « une petite remise en question de votre petit confort ne s’imposerait-il pas » : https://francais.medscape.com/diaporama/33000143#5
      http://www.remede.org/documents/combien-gagnent-vraiment-les-pharmaciens-d-officine.html
      https://www.capital.fr/economie-politique/le-business-tres-secret-des-pharmacies-1303709
      – « Non vous n’êtes pas les seuls à avoir fait des études longues et difficiles, non vous n’êtes pas les seuls à bosser 50h par semaine » : avez-vous la vie des gens entre vos mains lorsque vous prenez des décisions concernant leur prise en charge ?
      – « moins de pleurs et plus d’idées serait un bon début » : je vous invite à vous renseigner sur ce sujet auprès des différents syndicats de médecine générale, d’interne de médecine, et dans les différents commentaires sous les sujets brûlants actuels, ils fourmillent d’idées et leur verve montre bien que nous avons plutôt un cerveau pour penser que des yeux pour pleurer
      – « Nous serions ravis de reprendre vos missions » : merci effectivement pour les campagnes de vaccinations s’effectuant en pharmacie notamment la grippe. Pour le reste vous n’en n’avez pas les capacités car vous n’avez pas été formés pour.
      – « Les mécontents courageu pourront toujours se déconventionner » : il faut faire un assistanat de 2 ans en hôpital public, payé 2450 euros nets par mois, et abattre un travail 50 heures cliniques et au moins 20 heures hors clinique par mois car heures dévouées à l’enseignement des étudiants, réunion de fonctionnement du service… en étant à la merci de sa hiérarchie.
      – « se déconventionner…c’est cela aussi la liberté » : non la déconvention n’est pas la liberté. Je n’ai pas d’argument sur ce point, tellement il y a d’arguments et contra-arguments. Il faudrait revenir aux courants de pensée politique sociétale tout au long de l’histoire pour y répondre et ce n’est pas le sujet. Cependant je ne partage pas cette idée et je ne pense pas être la seule.
      -« Aux dernières nouvelles, il n’y a pas de désert pharmaceutique… » : https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2018/02/01/une-pharmacie-sur-deux-va-mourir-la-campagne-choc-du-syndicat-des-officines_854759
      Préparez-vous car notre combat va vite devenir votre combat.

      Cordialement,

      Claire

      • « https://francais.medscape.com/diaporama/33000143#5
        http://www.remede.org/documents/combien-gagnent-vraiment-les-pharmaciens-d-officine.html
        https://www.capital.fr/economie-politique/le-business-tres-secret-des-pharmacies-1303709 »
        — Quel rapport avec ce que j’ai dit ? Et bravo pour les sources : remede, capital… mais ne manquerait-il pas en plus wikipedia ?

        « avez-vous la vie des gens entre vos mains lorsque vous prenez des décisions concernant leur prise en charge ? »
        Oui. Oui oui. C’est bien pour ça qu’on fait des études nous aussi. Entre les bourdes des médecins sur les dosages, les contre-indications… et les décisions de santé à prendre quand vous êtes injoignables (faute de médecins désirant travailler le samedi ? ne s’organisant pas pour partir en vacances ? préférant exercer au soleil ?), nous engageons notre responsabilité pénale et notre diplôme tous les jours. Navré de vous l’apprendre — fort heureusement, à moins de 45 ans, il n’est jamais trop tard pour enrichir sa connaissance du fonctionnement de la chaîne médicale.

        « merci effectivement pour les campagnes de vaccinations s’effectuant en pharmacie notamment la grippe. Pour le reste vous n’en n’avez pas les capacités car vous n’avez pas été formés pour. »
        Justement, nous n’avons pas été formés pour la vaccination… mais c’est l’affaire de quelques heures. Pour le reste, c’est pareil ; rassurez-vous, nous avons toutes les capacités pour apprendre à vous remplacer… Il le faudra bien si vous persistez à préférer votre confort à votre serment d’Hippocrate. Nous avons également notre propre serment… Il faut bien qu’ils signifient quelque chose, non ? Sinon, autant devenir naturopathe. Si vous ne pensez pas aux patients, nous le ferons à votre place. Moins bien, certes, mais nous le ferons.

        « Préparez-vous car notre combat va vite devenir votre combat. »
        Oh, on est prêt. Notre combat a commencé il y a déjà une bonne dizaine d’années. C’est vous qui dormez encore debout. Le médicament a été la principale variable d’ajustement de la sécurité sociale ces dernières années, et une pharmacie ferme tous les deux jours. Vous avez aussi une part de responsabilité. L’absence de prescripteurs dans un village entraîne bien souvent sa mort à long terme : pas de médecins, pas de parents, fermeture de l’école, décroissance démographique, fin des petits commerces, … ça joue. Mais bon, ça ne vaut pas un cinéma avec des films VO en bas de chez soi, on est d’accord.

        • Bonjour

          1) Rapport avec ce que vous avez dit : comparaison de nos salaires, pour savoir de quoi l’on parle. Impact factor de Medscape non négligeable, et SONDAGE auprès de 1000 praticiens, à vous de vous faire votre opinion. De même avec Remede.org (communauté de médecins et pharmaciens d’ailleurs), à vous de vous faire votre opinion, je ne fais que sortir des sondages ou articles sur le sujet, idem pour Capital (un peu « putassier » je l’avoue). De même pour Wikipédia, quand on sait lire et critiquer ce qu’on lit, on sait utiliser wikipédia. A vous de prendre et de voir ce que vous voulez dans mes arguments.

          2) « avez-vous la vie des gens entre vos mains lorsque vous prenez des décisions concernant leur prise en charge ? » : merci pour la reprise de « boulettes ». Vous ne prenez toujours pas de décision concernant la « prise en charge ». Vous décidez à tort ou à raison, de ne pas appliquer la nôtre, ou de mal l’appliquer, et là vous mettez votre responsabilité en jeu.
          « ll le faudra bien si vous persistez à préférer votre confort à votre serment d’Hippocrate » : mais quels médecins avez-vous croisé dans votre vie pour avoir ces considérations concernant notre confort ? Ont-ils donné une si mauvaise image de notre profession et nos petits privilèges bourgeois ? J’aimerai que vous puissiez vous rendre compte du quotidien d’un médecin généraliste actuellement. Cela vaudrait bien mieux que n’importe quel autre argument.

          3) « Navré de vous l’apprendre — fort heureusement, à moins de 45 ans, il n’est jamais trop tard pour enrichir sa connaissance du fonctionnement de la chaîne médicale. » : no comment. Commentaire gratuit et condescendent. Ou compatissant ?

          4) « Pour le reste, c’est pareil ; rassurez-vous, nous avons toutes les capacités pour apprendre à vous remplacer »…. « Moins bien, certes, mais nous le ferons » : tout est dit.

          5) pas de contre argument concernant la déconvention et les pleurs ?

          Bref.

          Allez faire une semaine dans un cabinet de médecin généraliste en campagne, ou au urgences quelques gardes, vous rendre compte des conditions de l’exercice actuel des médecin généraliste, et on en reparle.

    • Pour information 50 heures semaine c est une semaine sans garde en partant tous les jours a 18h30 sans heure supplémentaire. … Ça n arrive quasiment jamais aux médecins de moins de 40 ans.

  8. Ping : Les médecins s’arqueboutent à la liberté d’installation | revuecoordnat

  9. Bravo !
    Et la phrase  » la sécurité sociale assure, par son conventionnement, leurs revenus », ne vous fait-elle pas bondir ???
    Ce n’est pas la sécurité sociale qui assure mes revenus, mais mon TRAVAIL !
    On n’est pas rendu avec des tordus pareils…

  10. Tout à fait d’accord avec votre article
    Non seulement ils sont dans une ignorance totale de nos conditions d’études, et d’exercice médical, mais ils sont dans une ignorance totale de leur propre métier: un politique a pour premier devoir de fédérer ,de rassembler autour de projets les hommes et les femmes d’une même nation, même quand ils ne sont pas d’accord entre eux. Diviser les citoyens, les monter les uns contre les autres en inventant artificiellement des groupes corporatistes, est contre productif, et en plus immoral
    Ne rien lâcher
    Ne pas se laisser disperser par ces fakes-news, rester professionnel en se concentrant sur nos têches.

  11. C’est simple, clair et édifiant….
    Les pontes et politiques feraient bien de prendre des cours avec l’auteur de cet article.
    Merci à lui

  12. Tout simplement merci pour ce texte et que ceux qui pensent encore que nos institutions conseil de l’ordre et politiciens ne sont pas responsables se réveillent

  13. Belle diatribe claire juste et qui cible les vrais sujets ! Bravo à ce futur médecin comme on aimerait en trouver plus souvent !

  14. ( Tout ce qui suit ne concerne pas les Généralistes. )

    Je rappelle que les médecins comme toutes les professions de santé (sans parler des Laboratoires !) vivent grâce à la Sécurité Sociale.
    Ce sont donc des professions libérales « financées » par la communauté; on peut donc admettre qu’elles puissent assumer une contrainte en contrepartie. D’ailleurs qui réagit devant cette exigence de mobilité quand il est demandé aux employés ou ouvriers licenciés de « bouger » pour aller chercher du travail ? Lequel des praticiens souvent prompts à défendre la mobilité gage de modernité et d’optimisation ?
    Les professions médicales ont largement profité du système.
    Je rappelle que le pouvoir d’achat de toutes les catégories de Français ont baissé. et que depuis seulement quelques années celui de toutes les professions libérales aussi (chirurgiens, avocats notaires… pas dans les mêmes proportions toutefois.
    Elles s’en émeuvent depuis et font comme les pauvres salariés, elles tentent de défendre leurs situations. Elles y arrivent d’ailleurs beaucoup mieux que d’autres étant donnée leur représentation très importante dans les 2 assemblées.

    Ceci étant dit,
    J’ai toujours trouvé inapproprié le numérus clausus à un niveau aussi bas, comme le niveau de sélection trop restrictif. (Incidemment cette compétition universitaire n’expliquerait-elle pas les difficultés de cette profession à s’organiser pour travailler en cabinet ou en collaborations entre collègues ?
    Comme est scandaleuse la gestion comptable et malthusianiste des hôpitaux dont pâtissent les internes qui connaissent en terme de rémunérations et surtout d’effectifs des situations anormales..
    … Mais finalement est-ce aussi anormal que cela quand beaucoup de sociétés florissantes font tourner leurs structures grâce à la pléthore des alternants et stagiaires sous payés de tous acabits ?

    Donc oui, vous avez aussi des raisons de vous plaindre, mais relativisez ! Solidarisez vous plutôt aux autres bien moins lotis que vous, ou alors mettez des gilets jaunes.

    • Non nous ne sommes pas payés par la sécurité sociale. Nos patients nous paient et ils sont remboursés par la sécurité sociale. Cette nuance est TRÈS importante! Et pour éviter que les patients les plus en difficulté ne doivent avancer leurs frais de santé, nous acceptons de percevoir le dit remboursement.
      Cela dit chers patients, si vous souhaitez à terme entrer dans un système Nord américain, aucun souci les grincheux comme vous dites se déconventionneront et il vous restera vos beaux yeux pour pleurer…
      personnellement j’envisage sérieusement de quitter mon pays, après 10 ans de ph contractuelle renouvellée tous les 6 mois et des semaines de 80h… j’aime par-dessus tout le service publique et au début la reconnaissance voire le respect de mes patients me faisaient tenir, mais vu le climat actuel de défiance et de mépris des élites, je jette l’éponge…

      • Un peu de context: je suis ingénieur, étudiant en fin de thèse.

        Le propos :
        Le commentaire m’a bien fait rire jaune. Le clivage vous le transportez déjà dans votre discours et je cite : « j’aime par-dessus tout […] le respect de mes patients […], mais vu le climat actuel de défiance et de mépris des élites, je jette l’éponge… »
        Soulignons le choix de mots est qui est très parlant : « reconnaissance », « élite ». Parce que vous vous considérez comme une élite vous vous séparez systématiquement du reste de la population et forcément ça donne lieu tôt ou tard vu le climat de politique actuel, à ce genre de discours.

        Faire des études ça ne rend pas intelligent. Pendant les études vous vous éduquez (entendez s’éclairer par la connaissance) et ça donne la responsabilité d’éclairer ce qui n’ont pas eu cette opportunité ou n’en ont pas eu les moyens, effectivement.

        Ca ne rend pas omniscient. Ca n’appel pas à un quelconque respect ou à une quelconque forme de reconnaissance, au contraire, parce que vous êtes éclairés, ça vous rend d’autant plus responsable des problémes actuels.

        A bon entendeur…

        • Vokkabulaire ingénieur en fin de thèse a le sens de l’ellipse; Burn out dont le pseudonyme est tout de même très évocateur, évoque un vécu de désillusion, et loin de se projeter en tant qu’élite met ses tripes sur la table.

          Elle n’a pas parlé des difficultés de ses études, elle n’a pas évoqué une quelconque intelligence supérieure; elle a juste dit son malaise, pendant du discours de dénigrement de certains politiques (élites qu’elle évoque) et d’une forme de doc bashing (du style d’hervé02 habitué des blogs médicaux avec une rhétorique monomaniaque) face à l’engagement qu’elle évoque dans son travail.

    • En réponse à Gilles :
      Exercer une profession libérale est une forme d’entreprenariat : on est responsable de l’organisation de son travail (horaire, protection sociale, congés) et du contexte en lien avec celui-ci : un local (bail, achat …) des employés ( ménage secrétariat ..) des assurances (RCP notamment) des impôts (feu la taxe professionnelle transformée en CFE).
      L’exercice en solitaire ou en groupe a ses avantages et ses inconvénients, mais n’est pas comparable à un salariat ou les règles sont fixées à l’embauche. L’exigence de mobilité que vous évoquez n’ a aucune mesure face à celle d’un salarié; c’est comme si on répondait à un salarié licencié de créer son entreprise quand il se plaint de la perte de son emploi.
      Ce que ne perçoivent pas les instances décisionnelles, c’est que l’aspect libéral de la forme actuelle d’exercice de la médecine ainsi dénommée exige une certaine liberté pour pouvoir être attractive. La velléité régulièrement répétée de contraindre cet aspect libéral pousse vers un désengagement de cette forme d’exercice Or il s’agit pour la collectivité d’une forme d’exercice qui a montré de nombreux avantages que ne présente pas le fonctionnariat:
      En exercice libéral, la rémunération dépend du nombre d’heure travaillée; à 35 h un médecin libéral a tout intérêt a envisager plutôt un salariat : il sera mieux payé et n’aura pas à gérer les contraintes que j’ai évoqué plus haut (personnel, local, congés, …). Par contre l’amplitude horaire de disponibilité pour les patients sera moindre : 7 heures par jours pendant 5 jours.
      Les médecins (ou toutes les professions de santé comme vous le dites) ne vivent pas grâce à la sécurité sociale ; car si c’était le cas les structures sanitaires qui essayent de pallier à la désaffection de l’exercice libéral (centre de santé avec médecins salariés) n’auraient pas besoin de subsides publiques ( via les ARS , les communes et la région) pour exister.

  15. Bon après cette horde pour taper sur les propositions visent à contraindre un peu, il est suicidaire de venir donner un peu de voix dans l’entre-soi dont on est exclu. Mais j’ai un coté sado-maso.

    Je passe sur la victimisation du nombre d’heures d’études et des sacrifices. Moi aussi j’ai étudié dans d’autres secteurs et j’ai également étudié de nombreuses heures, passé des soirées, des WE, des ‘vacances’, ‘sacrifié’ une vie amoureuse et autre.. mais je l’ai bien vécu parce que cela me passionnait. à aucun moment je ne l’ai vécu comme un sacrifice mais comme une chance d’apprendre des trucs. Je ne sais pas si ceux qui le vivent comme un sacrifice cherchait une passion ou une position sociale. Mais ce n’est pas le sujet.

    Pour ceux qui expliquent benoîtement qu’ils sont payés par leurs patients qui sont remboursés, je leur conseille, pour mieux gagner leur vie, de passer en secteur 2 et de facturer 100 euros de consultation en expliquant aux patients que les 70 euros de leur poche c’est ce qui vous permet de passer du temps avec eux et de mieux les soigner. Je pense que c’est fini les vacances, mais en contre partie vous aurez du temps pour votre vie familiale.

    Lorsqu’une Nième loi passe, cela fait bondir les médecins seulement si cela touche leurs habitudes. Le tiers payant a été une traînée de poudre, mais le médecin référent, les baisse de remboursement, le ticket modérateur, les 1 euros par consult, les 50 cts par boite et par examen (parfois une prise de sang c’est 4 euros – je n’aborde même pas l’utilité de tous les examens, parce que je suis cool) c’est passé crème. Je parle même pas du ROSP signé par la grande majorité, et paff des statines gratos, et paff un vaccin contre la grippe contre toute science… crème je vous dis.

    Attention, je ne dis pas que le médecin est un très gros privilégié. Mais je n’en ai pas beaucoup vu arriver au cabinet dans une R5 de 30 d’age, allant faire les courses à lidl, ne partant jamais en vacances et sans vie sociale du fait de manque de moyen.
    Oui ils travaille beaucoup, comme de millions d’autres personnes qui gagnent, eux, 1200 euros. Même dans le milieux médical : aller voir les AS et infirmière dans les hôpitaux.

    Alors on vous tape dessus ? et vous êtes seuls ? ben… lorsqu’on tapait sur les autres vous étiez bien silencieux. Lorsque l’obligation vaccinale, ça mouftait pas, pour tous les scandales sanitaires, motus. votre hyper présence à l’assemblé nationale, ça donne pas un truc très friendly.

    a un moment, un peu d’introspection, ca peut ouvrir des chakras.

    PS : ils sont ou (non pas là) les long billets contre les mesures prise qui cassent la santé publique ?, ils sont ou les billets militants contre ce gouvernement qui casse tout ?

    ah ouais… c’est pas la même chose. Ben non. on peut taper sur la france insoumise, ca mange pas de pain, personne se pose la question des médecins chez les parties au pouvoir depuis des décennies qui ont voté toutes les lois qui on cassé la santé ? ben non plus simple de taper sur l’opposition qui n’est pas au pouvoir. Ce que vous ne comprenez pas c’est que lorsque tout sera cassé, il ne restera plus grand monde pour payer les consultations et vous verrez alors ce qu’il vous restera comme client/patient.

  16. J’aimerais qu’on m’explique pourquoi les professionnels de santé autre (pharmaciens, infirmiers) sont régulés dans leurs installations pour garantir un égal accès au soin à la population et pourquoi les médecins seraient au dessus de ça. Je précise que je suis médecin installée en libéral, que je connais l’internat dont vous parlez, qu’il est dur .. mais que beaucoup de gens connaissent également des passages difficiles durant leurs formations. Le jeune médecin n’a pas le monopole de sa souffrance pendant sa formation, et surtout il est assuré d’un travail et d’un revenu largement au dessus de la plupart des français.
    Et j’ajoute que je suis bien d’accord avec hervé02. Si la sécurité sociale n’existait pas sous cette forme, les médecins gagneraient bien moins d’argent.
    SI vous avez une explication sur la limitation d’installation des autres professionnels de santé et pas des médecins, je suis preneuse.

  17. Bonjour,

    on ne peut malheureusement que reprocher à votre article de rabacher la pensée dominante corporatiste de toute la profession…je suis médecin généraliste, j’ai 34 ans et j’ai entendu tout au long de mes études et de ma vie professionelle tout les points que vous abordez (le sacrifice de l’etudiant, les déserts medicaux depeuplés, le manque de remuneration, le fait que nous ne sommes pas payé par la sécu…toujours les mêmes arguments répétés par les externes, les internes, les professeurs, les chefs de clinique, les pu, les ph, les liberaux, les « du publics »… ). Rabaché, rabaché, rabaché… et ce serait illusoire de croire que tout cela n’a pas forgé notre rapport à notre profession et la façon dont nous pouvons nous ériger contre toute attaque exterieure ( des patients, des medias, des partis politiques…) de façon corporatiste…

    Ces arguments que vous nous exposez de nouveau dans votre article, je ne vais pas vous mentir, maintenant me revoltent…ils me revoltent parce que ma pratique quotidienne « dans la vraie vie » m’a appris qu’ils etaient faux….Tous ces arguments ne se révèlent être que des éléments de language qui n’ont pour but que d’être transmis pour être répétés et répétés à tout va par tous les membres de la caste médicale; des etudiants de première année jusqu’au grand professeur…Ces arguments n’ont que pour but que n’importe quel jeune etudiant puisse sans trop se creuser la tête exprimer la doxa; la verité indiscutable parce qu’après tout, les médecins savent bien mieux que tout le monde (ils ont quand même fait 9 ,12 , 15 , 17, 20 ans d’étude ! peut être même plus !).

    Je ne suis pas sur que nos études soient plus difficile que celles de beaucoup d’autres français…je me pose même la question de savoir si une personne qui fait un CAP tourneur fraiseur n’aura pas invariablement une vie plus difficile que la mienne (avec tout le respect que j’ai pour les travailleurs manuels et les artisans)…Par contre je sais qu’en travaillant 40 heures par semaines je touche au moins 5000 euros par mois net (dans les 3% des français les plus riches !!! c’est plutôt bien non?) …….Je trouve que 25 euros pour une consultation c’est valable acceptable moralement justifié et ETHIQUE!…j’ai discuté récemment avec un boulanger et à la fin de la consultation je lui a demandé 25 baguettes…nous avons trouvé que c’etait quand même bien payé 25 baguettes pour 15 minutes de consultation….non? Et je m’en contre fous des remunerations des médecins allemands, canadiens ou americains qui me semblent scandaleusement trop elevé par rapport au revenu moyens des populations de leur pays…Pourquoi les pauvres devraient être soignés par les riches après tout? ne peut ont pas souhaiter un peu plus d’egalité?

    En fait je suis revolté par le manque de moral et d’ethique de notre profession; je suis revolté que des médecins considèrent qu’être médecin c’est être un chef d’entreprise comme un autre. Je suis revolté de la façon dont notre profession oublie son rôle de santé publique. Je suis revolté de la façon dont notre profession s’attache à ses privilèges sans accepter de se rendre compte qu’elle fait progressivement secession, s’eloignant de plus en plus des préoccupations réeles de la population qu’elle est censée soigner (si elle ne fini pas par trouver que la cryolipolyse est plus remuneratrice que les soins primaires).

    Je suis revolté qu’un étudiant en médecine qui souhaite parler d’ethique et d’humanisme se retrouve à rabacher toujours les mêmes arguments.

    • Merci pour votre commentaire ; il est rassurant de bon sens et de réalité… Il semble que certains médecins et étudiants ne vivent pas dans le même monde que nous… J’espère que l’auteur de cet article arrivera à s’extraire de cette sorte de gangue pleurnicharde dont s’entoure ce secteur de la santé, réfractaire à la moindre remise en question.

  18. L’exposé des motifs de cet amendement est scandaleusement et inutilement insultant mais parfaitement pertinent sur le fond. La restriction de la liberté d’installation est inévitable. Elle doit s’inscrire dans une politique plus générale de revitalisation des territoires mais je ne vois pas pourquoi on n’appliquerait pas aux médecins ce à quoi que les pharmaciens d’officine se plient depuis des décennies. Quant au discours larmoyant sur la difficulté des études et du métier, il contient une part de vérité en ce que les études médicales sont effectivement plus exigeantes que la plupart des études supérieures et que les conditions d’exercice du métier se sont sans doute dégradées. Mais personne n’est obligé d’embrasser cette carrière et apparemment, les postulants ne manquent pas.

  19. Meédecin à la retraite, je n’ai pas eu à supporter tous les problèmes actuels mais j’ai été maître de stage et pour avoir beaucoup discuté avec mes étudiants je compatis totalement et soutien ce qui vient d’être dit.
    À fond avec vous

  20. Je partage malheureusement, entièrement ce que tu as écrit dans cette lettre. C’est une triste réalitée. Je le comprends, je le ressens, je le vis au quotidien, ce rythme infernal.

    Jeune professionnel dans le secteur privé, je partage mon coeur avec celle que j’aime et la médecine indirectement. Mon coeur est balancé entre les stages sans fin et les bans de la faculté de médecine, le rythme des concours, les soirées aux urgences, les livres, les révisions, le stress de tous les jours, sans compter les insultes…. mais que dire de celles et ceux qui traversent ses épreuves de pleins fouets.

    J’ai une profonde admiration pour celles et ceux qui réalisent ce marathon avec un seul objectif : Soigner son prochain !

    Tel un cancer qui s’installe dans ce corps médical, Ces lois vous tuent à feu doux, sans un mot, sans un regard avec indifférence et pourtant, vous médecin ou futur médecin, vous êtes là pour nous maintenir debout, vous qui vous écroulez sous le poids de la tâche que l’on vous demande tous les jours.

    Je me battrai avec mes propres moyens, pour pouvoir laisser la liberté de ceux et celle qui souhaite exercer librement leur métier et leur vocation, car c’est une vraie vocation d’être médecin !!

    Je suis triste de constater que ce corps médical meurt la bouche ouverte et les politiciens vous demandent une fois de plus de donner un dernier souffle…

    Garger ce souffle pour vous exprimer,et si vous n’y arrivez pas, alors c’est à nous tous de vous soutenir, de vous porter pour une fois !!

  21. Le problème de la désertification des campagnes est un problème sociétal global, qui ne se résoudra pas en accablant davantage les médecins… Commencer par comprendre tout ce qui est à l’origine de ce mouvement, avec les mécanismes économiques qui l’accompagne, serait plus utile que de se focaliser sur la seule partie de la population qui dépend des directives de l’Etat.

    Ce week-end à Nancy, il y avait une conférence présentant la possibilité de faire de la médecine à distance par vidéo pour les personnes âgées qui voudraient consulter un spécialiste… Bonne idée ou pas ? Il faudrait bien veiller à que l’on ne dérive pas vers une société où absolument tout se fait par ordinateur.

    Bon courage à tous les médecins en tout cas !

  22. L’exercice de la médecine a toujours exigé un très fort investissement personnel et nos prédécesseurs du XX e siècle ne rigolaient pas tous les jours. Cela ne changera probablement qu’à la marge. Il faudrait revoir complètement la première année de façon à sélectionner les personnes prêtes à l’accepter.

    • Bonsoir Bach,

      Pensez-vous sérieusement qu’à 18 ans (âge de grande immaturité à notre époque – pas comme il y a 2 ou 3 générations -) les jeunes étudiants aient tous les tenants et les aboutissants personnels et professionnels qui leur permettraient de se dire qu’ils vont embrasser une profession très contraignante. Je ne le crois pas! Depuis mon adolescence (il y a bien longtemps) j’ai toujours voulu être médecin et je trouve tous les jours que je suis chanceux, cela ne m’empêche pas de traverser des moments de doute, de colère ou d’épuisement et ce n’est pas la méthode de sélection qui aurait pu y changer quelques chose. Au final la fin du NC n’est que de la poudre aux yeux, du barbouillage de carreaux car au final chaque faculté définira ses besoins et ses capacités de formation et il y aura donc une sélection et au final les meilleurs seront pris quelques soient leurs capacités d’empathie, de compassion, etc. Seul le travail compte, le reste n’est que de la philosophie et ceux qui veulent se convaincre du contraire continueront à pleurnicher en disant que vraiment la sélection est trop dure.

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